Séjour Marche Nordique en Camargue

Séjour en Camargue du 09 au 11 novembre 2013.

Nous sommes douze à participer à ce week-end au pays des taureaux et des chevaux blancs : La Camargue.

Le delta du Rhône d’une superficie de 100000 hectares figure parmi les quatre plus grands deltas d’Europe. Formé dès l’ère quaternaire par l’apport de sable, de cailloux et de limon déposés par les torrents qu’étaient alors le Rhône et la Durance, il n’a cessé de se transformer au cours des siècles.

Au programme trois séances de marche nordique, visites de villages et  de sites touristiques.

Samedi 09 novembre 2013, départ de St Vallier de Thiey, direction Les Saintes Maries de la Mer (13), capitale de la Camargue. En cours de route nous ferons une petite pause café et à 11h30 nous sommes arrivés.

Direction le « Camping de la Brise » où nous avons réservé deux mobil homes. Nous nous installons rapidement et passons aux choses sérieuses, le casse croute !! Petit apéritif léger car une première séance de marche nordique nous attend.

C’est sur « la digue à la mer » que nous allons faire nos premiers pas.

La Camargue à fait face, au cours du XIX siècle, à de fréquentes crues provoquant des dégâts considérable en particulier en 1856. La Digue à la mer est construite 1859. Elle a pour mission de limiter les assauts de la mer Méditerranée sur le delta du Rhône, elle est strictement interdite à la circulation des véhicules motorisés et est ainsi devenue, au fil du temps, un itinéraire incontournable de balade pour les marcheurs, les chevaux et les cyclistes.

Un vrai régal. D’un coté les étangs et toute la faune que l’on peut trouver en Camargue et de l’autre les dunes, la plage et la Méditerranée !

Les dunes, dernier rempart avant la mer, sont un milieu fragile. Lors des tempêtes, le cordon sableux, solide, permet d’absorber l’énergie de la houle et de bloquer ainsi l’avancée de la mer vers l’intérieur des terres. C’et un milieu protégé où se développe des espèces adaptées à la sécheresse et au sel, comme le lys maritime, le lézard des dunes et l’oyat (espèce de plante vivace).

Nous quitterons la digue par un accès à la plage, contournons les dunes pour se retrouver en bord de mer. Que du bonheur de marcher là, un petit vent, les vagues, l’espace !!

De retour au camping, nous aurons marché quelques huit kilomètres, mais nous aurions pu continuer des heures tellement c’était agréable.

Petite veste et nous voilà partis en direction de,  Aigues-Mortes.

Un peu d’histoire. Le pape Innocent IV appelle en 1240 les souverains d’Europe à la croisade afin de reprendre Jérusalem. Louis IX prend le commandement de l’expédition, mais ne disposant pas de port d’embarquement en Méditerranée, il jette son dévolu sur le port d’Aquae Mortuae. En ce temps, la Provence appartient à l’Empire Germanique et le Languedoc Roussillon aux rois d’aragon.

Aigues-Mortes, propriété de l’Abbaye de Psalmody est échangée contre des terres des environs de Sommières.

La cité des « eaux mortes » est alors située sur les rivages d’une immense lagune qui communique avec la mer par les graus (terme occitan signifiant « estuaire » ou « chenal ») et avec le bras le plus occidental du Rhône par ses immenses marais. Louis IX fait construire une chaussée endiguée, seul accès terrestre entre Aigues-Mortes et la terre ferme, défendu ultérieurement par la Tour de Carbonnière. En 1248, le plan de la ville est presque terminé. Aigues-Mortes devient un centre d’échanges de tout premier plan avec les pays du Levant.

Une taxe d’un denier par livre de marchandise est instaurée en 1268 afin de financer les remparts de la cité. A la mort de Louis IX, les fondations des remparts ne sont encore qu’en partie tracées.

Les travaux reprennent en 1272 pour se finir au début du XIVème siècle. Les pierres calcaires proviennent des carrières de Beaucaire et des Baux. Les remparts se déroulent sur 1634m.

Après une brève visite de cette magnifique cité, une bonne douche et un bon petit apéritif bien mérité, nous irons diner au village des Saintes.

Une très bonne soirée bien agréable. Une petite mirabelle et tout le monde au lit.

 

Dimanche 10 Novembre 2013 :

Le ciel est bien chargé et le vent souffle assez fort avec même de belles rafales.

Au programme : le tour de l’étang de Galabert.

Après un bon petit déjeuner, merci pour les petits gateaux, nous voilà partis en direction des Salins de Giraud. Il nous faut faire tout le tour de l’étang du Vaccarès. A mesure que nous avançons, je me pose la question « allons-nous pouvoir marcher sur la digue et au bord de la mer » car les rafales de vent ne faiblissent pas.

Nous nous arrêtons à « La Capelière » le centre d’information de la réserve Naturelle Nationale de Camargue. A la réception on me confirme qu’il n’est pas très prudent de marcher dans le secteur avec le vent qu’il y a aujourd’hui.

Changement de programme, direction le Domaine de Méjanes où j’ai vu sur la carte l’existence d’un parcours pédestre avec la possibilité de modifier le tracé pour agrandir le circuit.

Nous longeons l’Etang du Vaccarès, qui n’est pas moins que la plus vaste étendue d’eau (6000ha) du territoire Camarguais. Un étang qui accueille tout un monde de migrateurs. En effet Marais et étangs sont habités par une faune extraordinairement dense d’oiseaux : dans les marécages passe tout un monde de sauvagines, de sarcelles, de canards sauvages, de bécasseaux, de hérons, de barges, de chevaliers, de pieds de mer. Sur les étangs, se sont les mouettes qui volent autour des îlots, les blanches aigrettes et les flamants roses.

Après tout ce temps en voiture, nous sommes au Domaine de Méjanes (propriété Paul Ricard). Allez, on y va. Une première boucle de 3 kilomètres entre marais et étangs.

En chemin on peut voir, oiseaux, sangliers (en enclos !!) et les chevaux ! Le cheval Camargue, il existe en Camargue depuis la plus Haute Antiquité mais ses véritables origines sont encore mystérieuses et plusieurs thèses s’affrontent.
C’est une des plus anciennes races du monde, déjà connue des phéniciens. Caractérisé par sa petite taille, 1.35m à 1.50m au garrot, son squelette et ses membres grossiers, sa tête lourde, le cheval Camargue se reconnait à l’âge adulte par sa robe gris clair. Pourtant le poulain naît baie brun et ce n’est que vers 4-5 ans que son pelage s’éclaircit.

Une fois notre boucle accomplie, nous nous dirigeons sur « la draille des cinq gorges », une piste qui mène de Méjanes aux Saintes Maries de la Mer en longeant l’étang du Vaccarès.

Nous allons faire notre pause pique-nique sur les berges de l’étang. Chacun se trouve une petite place d’autres ont la nostalgie de la Bretagne, ils pique-niqueront à bord d’une barque en attendant la marée !!

Je profite de la pause pour faire du stop et récupérer notre véhicule. Bibi a mal à une jambe, alors pour la préserver elle nous attendra dans le véhicule.

Nous reprenons notre marche et comme vous avez pu le constater il nous manque une star Camarguaise !! Le taureau !! Hé bien le voilà, ils nous regardent d’un sale œil, il y en a même un qui en voyant Gigi se met à gratter le sol du sabot !!

Comme le cheval sa présence en Camargue remonte à la plus Haute Antiquité. Façonné par l’environnement dans lequel il vit, le taureau Camargue est un animal rustique ; vivant en troupeaux appelés « manades ». La race Camargue a été reconnue depuis 1998.

Après une bonne heure de marche nous faisons retour vers les véhicules. Nous rentrons au camping. Il est encore tôt alors pour finir la journée, nous allons visiter le village des Saintes Maries de la Mer. La ville, construite autour de son église des XIe et XIIe siècles et longtemps enserrée dans une enceinte, conserve encore aujourd'hui trace de ce passé historique dans la configuration de ses ruelles souvent étroites.

Nous ne manquerons pas de visiter l’église forteresse romane et la crypte de sainte Sara avant de flâner dans les ruelles.

La soirée sera encore bien sympathique avec un petit verre « à la maison » et un diner à la ville où chacun dégustera une spécialité régionale selon son envie, Gardianne de Taureau, cassolette du pêcheur, Sardines grillées ect…

Il restait de la mirabelle alors ce serait dommage de ne pas en boire un petit verre avant d’aller se coucher.

Lundi 11 Novembre 2013 :

Au programme, petite séance de détente en thalasso pour trois filles, ménages pour trois autres et séance de marche nordique pour le reste de la troupe.

Notre parcours nous mène à l’Ouest du village. Nous empruntons la digue qui contourne tout le village et prenons la direction du Petit Rhône. Le vent est toujours aussi fort mais il ne fait pas froid. Nous faisons une première tentative sur la plage mais les projections de sable nous contraignent à remonter sur le chemin initial. Un peu plus loin, la plage est un peu à l’abri alors nous descendons et c’est un vrai régal. Vraiment super de marcher comme ça au bord de l’eau, une sortie vraiment vivifiante. Voilà plus d’une heure que nous marchons alors on fait demi-tour. Arrivé au port nous prenons cinq minutes pour nous soulager du sable qui rempli nos chaussures.

De retour au camping, nous chargeons les dernières affaires, récupérons nos trois femmes de la thalasso et mettons le cap vers Fontvieille.

Nous serons bloqués à la sortie du camping car j’ai oublié de dire que depuis deux jours aux Saintes Maries de la Mer c’est la fête. C’est le Festival d’Abrivado ; 200 gardians et 1000 chevaux dans une course folle sur les plages, puis une parade des cavaliers guidant les taureaux jusqu’aux arènes.

Après une bonne demi-heure d’attente nous prenons la route. Il nous faudra une heure pour arriver à Fontvieille et retrouver Hélène, Hervé, Lomane et Zélie, nos « joyeux randonneurs vallérois » exilés dans cette région de Provence.

Nous nous installons pour le pique-nique car les ventres crient famine, il est 13h30.

Fontvieille est situé en plein cœur de la Provence des Alpilles. Un village pittoresque avec ses maisons anciennes construites avec la pierre des fameuses carrières qui étaient installées sur place dès le XV°. C'est cette même pierre qui a été choisie pour construire les arènes d'Arles et de Nîmes ainsi que le château de Tarascon de 1429 à 1434, et plus récemment le Palais Longchamp et la Bourse à Marseille.

Fontvieille est aussi le village où Alphonse Daudet a écrit les célèbres " Lettres de Mon Moulin ".

Le pique-nique avalé, nous nous mettons en marche sur les traces d’Alphonse Daudet.

On grimpe une petite colline pour découvrir le moulin majestueux et imperturbable. Depuis la colline, nous découvrons un superbe panorama sur les Alpilles. C'est dans ce décor de pierre, (de "caillasse" comme on dit ici), sur cette butte ventée entourée d'oliviers, de pins, de chênes verts, que Daudet trouva l'inspiration pour ses histoires.
Il les a imaginé ses personnages en écoutant les histoires des bergers et des habitants du château de Montauban.

Nous poursuivons notre ballade pour découvrir  un deuxième puis un troisième moulin avant de  rejoindre le Château de Montauban où il habitait de temps en temps. Aujourd’hui, c’est un musée consacré à l’écrivain.

Nous sommes gâtés le musée est ouvert, exceptionnellement, alors nous profitons de cette belle aubaine pour le visiter. Superbe !

Au programme était prévu la visite des Baux de Provence, mais vu l’heure tardive et la fatigue nous décidons de prendre le chemin du retour.

Nous traversons de superbes oliveraies et les vues sur les Alpilles sont superbes. Nous apercevrons le village des Baux au loin perché sur son rocher.

Il est 19h00 lorsque nous arrivons à St Vallier de Thiey. Un superbe week-end qui aura comblé tout les participants.

Merci à tous pour votre bonne humeur et à très bientôt sur les sentiers.

Georges.

 

 

 

 

 

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