Le Lac de Carcés et les chutes de Caramy

Simplet et les sept nymphes,

Quand Nicole m'a dit "Tu devrais être content de faire le coq avec ton harem" je me suis pourléché les babines tel le loup de tex Avery contemplant le petit Chaperon Rouge dansant de façon suggestive dans un cabaret branché.

Las, las monsieur Ménélas!

Mais laissez-moi vous conter la suite.

J'avais la boussole, j'avais la carte et j'avais le plan de marche, moi seul pensais être le maître de ces houris.

J'ai dû déchanter très vite.

Menées, entraînées par la matelote Marie-Jo qui faisant totalement fi de mon grade de grand Amiral du port de Cabris et n'ayant jamais obéi à un homme et surtout pas à un macho comme moi, elles ont vite réalisé que le parcours était admirablement fléché et qu'elle pouvait se passer de führer (guide en germanique ancien).

Elles attendaient bien aux croisements, non pas pour me demander le chemin, mais pour se mieux unir pour me narguer.

Alors nous nous sommes un peu arrêtés sur la partie Aurélienne du R 653A qui joint Saint Pierre de Rome à Saint Jacques de Compostelle.

Devant la chapelle Saint Jaume (Jacques) j'ai, adressé une fervente prière à Saint Macho pour qu'il me vienne en aide.

Il n'a pas écouté ma prière, pire j'ai perdu ma boussole devant l'autre chapelle celle de Notre Dame de Carami évidemment complice de ces dames.

Apprenant cela, mon maigre prestige de chef a été totalement annihilé.    

J'ai donc continué mon chemin de croix la queue basse et l'œil éteint. 

Nous avons gravi la colline qui, pour moi, était semblable au Golgotha.

Arrivé au plus haut, elles ont daignées m'écouter un peu pour la descente, le chemin que je proposais était un peu plus attrayant que celui balisé en jaune mais elles refusèrent catégoriquement de monter les quelques 50 mètres qui aurait permis un point de vue annoncé magnifique.

Il est vrai que, sans monter, celui dont nous jouissions, était très satisfaisant.

Voyez les photos.

A midi douze elles exigèrent de s'arrêter là où elles l'avaient décidées, coin sympathique et pittoresque mais que je n'avais pas choisi non plus.

Aucune d'elle n'avait amené d'alcool, je n'ai donc pas pu, noyer mon chagrin dans une quelconque bibine, pourtant dans l'état où j'étais même un peu d'eau de Cologne aurait fait l'affaire !

Avaient-elles peur que les vapeurs éthyliques réveillent en moi de bas instincts en levant mes inhibitions ?

Après une sieste inconfortable et bien tourmentée de rêves inassouvis, il fallut bien repartir.

Le barrage datant de 1936 et qui avait été bâti pour alimenter Toulon en eau potable fut notre étape suivante avant la naissance du petit canal à proximité des très jolies chutes du Carami.

Et elles repartirent en suivant d'ailleurs le canal qui leur paraissait un guide plus fiable que moi.

Des coquelicots, des nénuphars et des figuiers de Barbarie en fleurs ainsi que les premières cerises furent abondamment photographiés et commentés.

Cerbère, le gardien des enfers n'avait point déserté son poste et montait toujours la garde à l'entrée d’une propriété apparemment bien sympathique quoique mon vécu récent me soufflait de me méfier des apparences.     

Notre Dame du Carami, constatant que j'avais ramené toutes ce dames devant elle voulut bien me rendre ma boussole.

Nous rentrâmes par le même petit chemin suivant le canal comme à l'aller.

Aucun d'entre nous n'a été capturé au périlleux passage sous la maison de retraite trompeusement appelée Grand Hôtel de Carcès.

Nous avons aussi appris que Carcès venait du latin carcéral car les romains y avaient construit une prison.

Gargll !

  Petite pause dans un café sympathique où je fus le seul à boire un mousse, ces dames buvant des boissons de demoiselles du type diabolo, ou Perrier menthe, voire autre jus de fruits.

Pas des boissons d'hommes en tout cas.  

Retour vers la maison.

Au total une randonnée bien sympathique suivant des cours d'eau et à l'ombre.

De très beaux paysages, le lac et les chutes valent le coup d'œil.

Ça c'est les points positifs. 

A déconseiller fortement en été à cause de la chaleur.

Point négatif : la distance, 

Le minibus demandé était indisponible.

200 km aller-retour, 2 voitures, 8 personnes 15 € par personne l'addition est de nature à en décourager certains.

La conclusion que j'en tire c'est qu'il ne faut organiser de randonnée aussi éloignées que si l'on est certains de disposer du minibus où alors s'assurer de l'adhésion de tous après les avoir dûment informé.

Les photos sont de Nicole notre photographe serre filles.

Etaient présentes : Matelote Marie Jo la meneuse, Danielle la Sage, Christiane notre Prof, Sandrine rieuse, Sylviane enjouée et enfin Bernadette qui observe et écoute l'œil et l'oreille en coin.   

Rudy Simplet

 
Commentaires (1)

1. Verrière marie-jo 21/05/2016

C'était une belle rando et Rodolphe a été très sage, il avait vraiment perdu sa boussole .Ne vous méprenez pas il me traite de meneuse,mais c'est uniquement parce que j'avais pris ma voiture.
Marie_Jo

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