Lac de Lavellan via le Barrage de Malpasset

Vendredi 06 Mars 2015, au programme : « Le Lac de Lavellan  via Le Barrage de Malpasset»

Au programme une superbe journée !! Il est 07h55, il fait encore bien frais ce matin, 0°c, mais cela n’arrêtera les courageux randonneurs Vallérois et c’est en nombre qu’ils se présentent au premier point de rendez-vous. Sont présents : Geneviève, Colette et Bruno, Dominique et Serge, Marco, Jocelyne et Michel qui font leur grand retour à la randonnée, Marie-Jo et moi même. Allez c’est parti, direction Cabris où nous récupérons Isabelle et Erick, on poursuit vers le Val-Tignet. Là on trouve, Bernadette, Danièle, Jean-Claude (ça première randonnée avec notre groupe), Guilaine et Jean-Jacques. Vous avez bien compté, ça fait dix-sept personnes !! Beau groupe !!

09h00, nous sommes au point de départ de la randonnée, le Col de Testanier au bord de la N7 et au pied du Mt Vinaigre (point culminant du massif de l’Estérel).

Notre dernier passage sur ce parcours le 09 décembre 2011. Hé oui le temps passe et nous étions que 5 !!

Nous voilà partis, mais avant tout une petite photo pour le book !
Le chemin est très agréable, une belle piste DFCI qui va nous conduire jusqu’au barrage.

Le secteur que nous traversons est en plein reboisement. Chêne-liège, pin maritime, pin parasol et eucalyptus sans oublier les broussailles composées de lavande, genévrier, romarin, thym, arbousier, ciste et autres bruyères et fougères.

Le soleil est bien présent mais nous marchons à l’ubac alors il n’est pas encore facile de tomber les blousons. Petite pause au soleil après une heure de marche, notre première destination est en vue.

Nous voilà dans le vallon de l’appié d’amic. De gros blocs de béton ou de roche sont éparpillés autour de nous. Qu’es ce ?? Les premiers vestiges du Barrage de Malpasset. Avant de remonter jusqu’au barrage petite présentation de l’ouvrage.

La construction d'un barrage dans la région de Fréjus est envisagée juste après la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre des grands projets d'équipement du pays. Son principal objet est de constituer un réservoir d'eau permettant d'irriguer les cultures dans une région où les pluies sont très irrégulières.
L'inauguration, puis la mise en eau partielle du barrage ont eu lieu en 1954. En 1959, la Côte d'Azur reçoit des pluies diluviennes, le niveau de l'eau monte très rapidement - trop rapidement pour permettre un contrôle convenable des réactions du barrage.
Le 02 décembre 1959, le barrage est donc rempli à ras bord lorsqu'il cède, à 21 h 13 exactement.

Une gigantesque vague de 40 m de haut déferle dans l'étroite vallée à la vitesse de 70 km/h. Balayant tout sur son passage, elle débouche sur Fréjus 20 minutes plus tard, avant de se jeter dans la mer.

A ce jour, ce drame reste la plus importante catastrophe civile du XXème siècle qu’ai connu la France.

Après plusieurs années d'enquête, expertises et contre expertises, deux rapports sont remis aux autorités judiciaires, qui cherchent à déterminer les responsabilités du drame. Ils écartent l'hypothèse d'un ébranlement dû à un séisme - phénomène fréquent dans la région - ou à des explosifs utilisés pour la construction de l'autoroute. L'emplacement du barrage, en revanche, est mis en cause.

Les barrages-voûtes sont réputés pour leur exceptionnelle solidité, la poussée de l'eau ne faisant que renforcer leur résistance. Malgré la très faible épaisseur du barrage de Malpasset : 6,78 m à la base et 1,50 m à la crête, ce qui en fait le barrage le plus mince d'Europe, la voûte elle-même est entièrement hors de cause. Mais ce type d'ouvrage doit s'appuyer solidement sur le rocher, ce qui n'était apparemment pas le cas à Malpasset. Certes, la roche, quoique de qualité médiocre, était suffisamment solide, en théorie, pour résister à la poussée. Mais une série de failles sous le côté gauche du barrage, "ni décelées, ni soupçonnées"  pendant les travaux de prospection, selon le rapport des experts, faisait qu'à cet endroit la voûte ne reposait pas sur une roche homogène. Le 2 décembre 1959, le rocher situé sous la rive gauche a littéralement "sauté comme un bouchon", et le barrage s'est ouvert comme une porte...

"De tous les ouvrages construits de main d'homme, les barrages sont les plus meurtriers".

Ces mots sont ceux du constructeur du barrage de Malpasset, l'ingénieur André Coyne alors président de l'Association internationale des grands barrages et spécialiste incontesté de la construction des barrages-voûtes, qui décéda 6 mois après la catastrophe.

Après une visite de ce lieu de mémoire, nous faisons chemin inverse et nous dirigeons vers un des vestiges du l’aqueduc romain.

Nous voilà aux pieds de l’aqueduc. Il est midi alors nous posons les sacs et c’est la pause pique-nique. Chacun trouve sa petite place tantôt à l’ombre tantôt au soleil par petits groupes.

Après une heure de pause, il nous faut reprendre notre chemin. Avant de quitter ce lieu, petite présentation de l’aqueduc.

De nombreuses données concernant la construction de l'aqueduc restent inconnues à ce jour. La date de construction a été estimée au milieu du Ier siècle.

D'après les concrétions internes (dépôts carbonatés : environ 1 mm par an, soit 10 cm par siècle) la durée d'utilisation globale a pu être définie à 305 ans, les 5 à 7 premiers kilomètres étant toujours utilisés.

L'aqueduc mesure 41 567 m. Il a la particularité d'être un aqueduc « bicéphale »: il part de deux sources, la 'Foux' de Montauroux et la Siagnole à Mons.
 Son départ est situé à 516 m pour arriver à Fréjus à une altitude de 34 m suivant une pente moyenne de 1,1%. L'eau met environ 17 heures à parcourir la totalité de l'aqueduc (vitesse moyenne de 2,4 km/h) avec un débit moyen estimé à 34 litres par seconde. Le trajet est en majeure partie souterrain, sauf à l'approche de la ville dont il aborde le point le plus haut (34 m). Il y a été partiellement réutilisé pour y installer la conduite d'alimentation en eau de Fréjus dite de la 2e convention (1794).

Nous reprenons le chemin de ce matin puis cap à l’Est. Nous quittons le GR51 mais toujours sur une piste. Après 1Km500 nous quittons la piste pour un petit sentier très agréable par la beauté du site mais assez escarpé. Un sentier qui va nous mener jusqu’au Lac de Lavellan. Il nous faudra une heure pour arriver au lac. Cet endroit est superbe. Un beau coin pour pique-niquer en famille aux beaux jours.

Le lac de Lavellan c’est 6.2 hectares de superficie. Il n’est pas très rempli mais toujours aussi sale. En effet comme il y à trois ans, l’eau est toujours aussi boueuse. Après une courte pause, nous faisons le tour du lac soit 2.5kms avant de quitter les berges et retrouver nos voitures quelques 130m de dénivelé plus haut. Un sentier bien agréable même si bien abîmé par les pluies. La dernière montée de la journée mais ils ont encore du « gaz » ces randonneurs et Danièle en tête de la course accélère l’allure, Marie-jo vient de se faire doubler par Isabelle et Georges passe à l’intérieur de la courbe pour se retrouver en tête Danièle s’accroche mais trop tard la ligne d’arriver est franchie !! Et non elle n’est pas encore là, il nous faudra monter encore un peu avant de retrouver nos voitures.

Bravo, nous venons de marcher 16kms pas trop de dénivelé pour aujourd’hui, seulement 300m mais le groupe est en pleine forme, alors direction les Adrets de l’Estérel pour clôturer notre sortie en beauté avec une petite « mousse » à la main.

Merci aux participants, bienvenue à Jean-Claude dans le groupe des randonneurs, bravo aux « ptits Bois » pour la reprise et à très bientôt sur les sentiers.

Georges

 

 

 

 

 

 

 

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