Le barrage de Malpasset et Le Lac de Lavellan

Vendredi 09 décembre 2011, au programme : « Le Barrage de Malpasset – Le Lac de Lavellan »

Nous serons quatre au rendez-vous, Gisèle, Anne-Marie et Marc, c’est à Montauroux que nous récupérons Danièle.

Après 50 minutes de voiture nous arrivons au Col de Testanier, point de départ de notre randonnée. Il fait encore un peu frais alors nous commençons par un petit café bien chaud et petit biscuit. Juste derrière  nous le Mt Vinaigre que nous aurons le plaisir de gravir très bientôt.

Nous voilà partis, mais avant tout une petite photo pour le book !
Le chemin est très agréable, une belle piste DFCI qui va nous conduire jusqu’au barrage.

Le secteur que nous traversons est en plein reboisement. Chêne-liège, pin maritime, pin parasol et eucalyptus sans oublier les broussailles composées de lavande, genévrier, romarin, thym, arbousier, ciste et autres bruyères et fougères.

Après une heure de marche nous faisons une petite pause, nous avons bien marché, notre première destination est en vue. Le soleil est présent et juste assez chaud pour que notre marche soit agréable.

 Le barrage est là devant nous. Quelques mots pour évoquer cet ouvrage.

La construction d'un barrage dans la région de Fréjus est envisagée juste après la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre des grands projets d'équipement du pays. Son principal objet est de constituer un réservoir d'eau permettant d'irriguer les cultures dans une région où les pluies sont très irrégulières.
L'inauguration, puis la mise en eau partielle du barrage ont eu lieu en 1954. En 1959, la Côte d'Azur reçoit des pluies diluviennes, le niveau de l'eau monte très rapidement - trop rapidement pour permettre un contrôle convenable des réactions du barrage.
Le 02 décembre, le barrage est donc rempli à ras bord lorsqu'il cède, à 21 h 13 exactement. Une gigantesque vague de 40 m de haut déferle dans l'étroite vallée à la vitesse de 70 km/h. Balayant tout sur son passage, elle débouche sur Fréjus 20 minutes plus tard, avant de se jeter dans la mer. C'est la plus grande catastrophe de ce genre qui n’ait jamais touché la France.

Après plusieurs années d'enquête, expertises et contre expertises, deux rapports sont remis aux autorités judiciaires, qui cherchent à déterminer les responsabilités du drame. Ils écartent l'hypothèse d'un ébranlement dû à un séisme - phénomène fréquent dans la région - ou à des explosifs utilisés pour la construction de l'autoroute. L'emplacement du barrage, en revanche, est mis en cause.

Les barrages-voûtes sont réputés pour leur exceptionnelle solidité, la poussée de l'eau ne faisant que renforcer leur résistance. Malgré la très faible épaisseur du barrage de Malpasset : 6,78 m à la base et 1,50 m à la crête, ce qui en fait le barrage le plus mince d'Europe, la voûte elle-même est entièrement hors de cause. Mais ce type d'ouvrage doit s'appuyer solidement sur le rocher, ce qui n'était apparemment pas le cas à Malpasset. Certes, la roche, quoique de qualité médiocre, était suffisamment solide, en théorie, pour résister à la poussée. Mais une série de failles sous le côté gauche du barrage, "ni décelées, ni soupçonnées"  pendant les travaux de prospection, selon le rapport des experts, faisait qu'à cet endroit la voûte ne reposait pas sur une roche homogène. Le 2 décembre 1959, le rocher situé sous la rive gauche a littéralement "sauté comme un bouchon", et le barrage s'est ouvert comme une porte...

"De tous les ouvrages construits de main d'homme, les barrages sont les plus meurtriers".

Ces mots sont ceux du constructeur du barrage de Malpasset, l'ingénieur André Coyne alors président de l'Association internationale des grands barrages et spécialiste incontesté de la construction des barrages-voûtes, qui décéda 6 mois après la catastrophe.

Après une visite de ce lieu de mémoire, nous faisons chemin inverse et nous dirigeons vers un des vestiges du l’aqueduc romain

De nombreuses données concernant la construction de l'aqueduc restent inconnues à ce jour. La date de construction a été estimée au milieu du Ier siècle,

D'après les concrétions internes (dépôts carbonatés : environ 1 mm par an, soit 10 cm par siècle) la durée d'utilisation globale a pu être définie à 305 ans, les 5 à 7 premiers kilomètres étant toujours utilisés.

L'aqueduc mesure 41 567 m. Il a la particularité d'être un aqueduc « bicéphale »: il part de deux sources, la 'Foux' de Montauroux et la Siagnole à Mons.
 Son départ est situé à 516 m pour arriver à Fréjus à une altitude de 34 m suivant une pente moyenne de 1,1%. L'eau met environ 17 heures à parcourir la totalité de l'aqueduc (vitesse moyenne de 2,4 km/h) avec un débit moyen estimé à 34 litres par seconde. Le trajet est en majeure partie souterrain, sauf à l'approche de la ville dont il aborde le point le plus haut (34 m). Il y a été partiellement réutilisé pour y installer la conduite d'alimentation en eau de Fréjus dite de la 2e convention (1794).

Nous décidons de faire la pause pique-nique juste un peu plus haut.

Après un plein d’énergie, nous reprenons le chemin de ce matin puis un très beau sentier, qui a bien souffert des dernières pluies, qui va nous mener au Lac de Lavellan. Il nous faudra une heure pour arriver au lac. Cet endroit est superbe. Un beau coin pour pique-niquer en famille aux beaux jours.

Le lac de Lavellan (pour faire plaisir à Anne-Marie !!) c’est 6.2 hectares de superficie. Dommage que l’on soit passé ici après les fortes pluies qui malheureusement, ont abimé toute la végétation et l’eau était encore très sale. Nous ferons le tour du lac soit 3kms.

C’est par un beau sentier en forêt et après avoir avalé 130 m de dénivelé que nous arrivons à la voiture.

Bravo, nous venons de marcher 16kms et les filles sont encore pleine d’énergie.

Merci aux participants et à très bientôt sur les sentiers.

Georges

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