Le circuit du Castellet

Sortie randonnée du dimanche 13 avril 204 : « Le Circuit du Castellet ».

Le parcours programmé nous ramène à Saint-Jeannet . Petit village situé dans le département des Alpes Maritimes, en région Provence Alpes Côte d’Azur, à une vingtaine de kilomètres de Nice, entre Gattières, la Gaude et Vence.

Nous sommes onze pour cette sortie : Christiane, Marie-jo, Isabelle, Anne-Marie, Christine, Nicole, Danièle, Maryvonne, Jacques, Jean-Jacques et moi.

Le temps est couvert mais pas de pluie annoncée.

Il est 09h15 lorsque le groupe se met en marche. Nous sommes garés tout en bas du parking alors en guise d’échauffement rien de mieux que quelques marches d’escaliers qui vont nous mener dans la rue principale du village.

Nous ferons une première petite halte au niveau  du Lavoir communal : construit au XIXe siècle, ce lavoir accueillait les bugadières, venues faire la bugade (lessive en provençal). Ces pierres polies sont les témoins de cette époque où le village n’était encore pas alimenté en eau courante.

Quelques photos et nous poursuivons. Le départ est assez pentu !! Alors chacun à son rythme nous progressons sur le GR51. Nous sommes dans le Vallon de Parriau. Sur notre gauche le Baou de st Jeannet et sur notre droite, le Baou de la Gaude. Sur notre droite les premières ruines d’une bergerie.

Petite pause pour récupérer de cette belle montée. Nous quittons le Gr51 pour poursuivre vers le Nord. Prochaine étape la « Jas Jausserand ». « Jas » terme français  désignant un abri couvert pour les troupeaux de chèvres et de moutons en Provence,

Une bien belle bergerie en pierres avec devant une série de restanques superbes.

Au niveau de la balise 14 nous mettons le cap à l’Ouest, direction « Les Gardioles ». Sur notre parcours deux belles bories. Il y avait une troisième mais je ne l’ai pas trouvé. Le groupe est en pleine forme et la bonne humeur est de la partie.

A la hauteur d’un beau cairn, nous prendrons à gauche en direction de la balise15. Nous ferons une petite halte au niveau d’une épave d’avion. Un Morane-Saunier Rallye 893 immatriculé F-GAYC. Un crash qui a eu lieu le 18 avril 1981. Les quatre passagers  n’ont pas survécu.

Allez  nous poursuivons. Arrivé à la balise 15 il nous reste une grosse demi-heure de marche pour rejoindre les ruines du castellet.

En chemin nous aurions du trouver  une glacière dans le Bois du Castellet, mais je ne l’ai pas vu. L'endroit est particulièrement froid, et l'enneigement devait être assez important chaque hiver. Car pour produire de la glace, une seule solution ici, stocker la neige dans la glacière rendue étanche avec un mélange de terre et d'herbes entre les pierres. La neige étant tassée et recouverte en épaisseur par des couches de feuilles mortes ou de fins branchages se transforme en glace. Les feuilles mortes facilitent plus tard la séparation de la glace en couches. Ce n'est qu'à la bonne saison, juin ou juillet, que la glace était transportée de nuit si possible chez les utilisateurs. Cette opération était délicate car après avoir cassé les blocs de glace, il fallait les transporter rapidement dans des sacs de jute et à dos de mulets. Et le sentier du Castellet est particulièrement difficile ! Le rattachement du Comté de Nice à la France en 1860 a permis le développement du tourisme. La demande de glace a été exponentielle, pour la fabrication de sorbets et la conservation des aliments...

Je n’ai malheureusement pas trouvé « les Charbonnières » Ces emplacements, avec un petit mur bâti dans la pente, permettaient sur une surface plane de construire une hutte de chênes verts (Quercus ilex, Yeuse). Après cuisson de la meule, le charbon de bois était transporté à dos de mulet sur le lieu de consommation ou de vente. Avec 450 kg de bois de chênes verts; on obtient environ 100 kg de charbon de bois.  A Saint-Jeannet, beaucoup de charbonniers étaient italiens. Il subsiste au bord de la Cagne, en bas de la Combe du Poirier le campement des bouscatiers  (Bouscatiers ; synonyme de bûcherons). Il est vraisemblable que la dernière exploitation a eu lieu après la guerre de 1914 et jusqu'aux années 1950.

J’ai bien trouvé du charbon mais le groupe ne m’a pas cru quand j’ai voulu assimiler un petit feu de chasseurs à une « Charbonnière ».

Allez encore un petit effort et c’est la pause pique-nique tant attendu. Devant des ruines assez imposantes. Il s’agit du Castellet avec sa tour-donjon accolée à une longue bâtisse sans étage. Aujourd’hui, partiellement ruiné, ce petit château, comme son nom l’indique, occupe un point défensif privilégié au milieu des solitudes de la garrigue, à l’extrémité d’un monticule situé à l’ouest du célèbre Baou de Saint Jeannet. Protégeant le passage d’une voie donnant accès à la haute vallée de la Cagne (Coursegoules, Bézaudun), cette construction a repris l’emplacement occupé par un castellaras (enceinte préhistorique) édifié en éperon barré, comme l’atteste les fondations en gros blocs appareillés.

 Une importante bâtisse quadrangulaire à étages, haute d’une dizaine de mètres, partiellement délabrée, adossée à une vaste bergerie. Les génoises, les fenêtres géminées, les voûtes des étables attestent d’un aménagement au XVème siècle de cette belle ferme seigneuriale fortifiée. Les destructions sont imputables aux obus tirés par la marine alliée en Août 1944 lors du débarquement.

Nous prendrons une belle pause repas. La vue bien que voilée est superbe et tout le monde en profite.

Maintenant il faut descendre !! Le sentier descend pas mal mais il est bien marqué et ne présente pas vraiment de risque. Tout le monde suit !!

Avant de rentrer dans le village, une belle petite grimpette pour tonifier les mollets !! Juste ce qu’il faut pour apprécier une bonne petite mousse.

Nous passons devant la Chapelle Notre Dame des Baous (XVe s) : Avec son petit jardin et sa fontaine, cet édifice est un véritable îlot de paix et de fraîcheur. A l'intérieur de celle-ci, on retrouve des ex-voto à la mémoire d'alpinistes disparus en montagne.

Nous sommes dans le village, on retrouve le lavoir puis l’Eglise Saint Jean Baptiste : Elle fut construite en 1666, attenante à la chapelle des Pénitents blancs (aujourd’hui Chapelle Saint-Bernardin). Le clocher, avec sa tour carrée, a été rajouté en 1670. Les décors (tableaux, statues de saints, balustrades) furent rajoutées sous l’influence du baroque niçois et génois. Une très belle place avec une belle fontaine.

Encore un petit effort et la terrasse du café nous accueille enfin !! Je ne vous raconte pas comme c’est bon !!

Le groupe a bien apprécié et nous avons passé une superbe journée. Merci à tous et à très bientôt sur les sentiers.

Georges

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