Week-end à Annot

Week-end de randonnées à Annot les 05, 06 et 07 juillet 2013.

VENDREDI  5 JUILLET 2013

Nous sommes  14 Joyeux Lurons à partir pour ce long  Week- End  de randonnée autour d’Annot :

C’est une première pour le Club ! Etaient au départ :

NICOLE (et son Toucan), MARIE-JO, CHRISTIANE, ROSELYNE et PHILIPPE ( et sa guitare) Monique (sans RAYMOND qui nous rejoindra Samedi- à vélo – et oui…en partant après le boulot, de Grasse) CHARLES, GENEVIEVE, MARC, JEAN JACQUES et GHILAINE, MARCO et CHRISTINE, sans oublier GEORGES, biensûr…

Rassurez-vous, les mêmes étaient à l’arrivée, après quelques péripéties.

Après une pause KFé à Castellane, on arrive à Annot, où l’on prend le chemin du gîte de RONCHAREL.

On casse 1 petite graine dans les bois –à grands renforts de rire – avant d’arriver sur les lieux de notre séjour.

A 1280 m d’altitude, l’endroit est magique, avec une vue époustouflante sur ANNOT  et les Montagnes du Mercantour, le Col du Fa etc…

Le groupe prend des allures de colonie de vacances quand on se répartit les » chambrées ».

Mais trêve de plaisanterie, on est là pour RANDONNER, alors direction la gare d’Annot, où le train des Pignes, avec sa vieille locomotive à vapeur, classée monument historique, restauré et entretenu par une association de bénévoles, le Groupe d’Etude pour les Chemins de fer de Provence, est prêt pour le départ, comme nous.

Ce n’est pas la meilleure heure : 13 h, chaleur écrasante (30°), mais ce qui nous attend, en vaut bien la peine…

« LE CHAOS DES GRES » d’Annot . On passe sous le viaduc des Chemins de Fer de Provence qui enjambent la vallée de la Beite, et en avant.

Ensemble rocheux unique au monde, on dirait qu’un géant a donné 1 coup de botte dans la montagne ! Des blocs immenses – de tailles et de formes plus qu’originales – se bousculent,  dans une totale anarchie, pouvant atteindre 250 m d’épaisseur. Ce serait le résultat d’avalanches sous- marines, de sable et de vase, datant de 40 millions d’années…

La montée est rude dans les éboulis jusqu’à la « chambre du Roi » dont la légende remonte aux Sarrasins – faille qui ouvre sur 1 grande pièce à ciel ouvert. On se permet quelques vocalises, car l’écho est génial. Les troncs des châtaigniers- souvent tricentenaires - étirent leurs troncs à l’infini. Des cavités obscures abritent encore des bergers, et on n’a même pas eu peur de s’y engouffrer, pour certains seulement.

En redescendant nous verrons quelques habitats troglodytes. Les battons sont bien utiles dans ce dédale de caillasses.

Après cette première mise en jambes de 3 bonnes heures, nous visitons MEAILLES, beau village qui domine la Vaïre 300 m. plus bas,  où il ne reste que 50 habitants – fort sympas au demeurant.

Puis petite mousse, et retour au gîte pour la Partie de Boule, le repas fort animé, que l’on partage avec 1 Club de « vélo » et soirée autour de l’Artiste du groupe – le grand compositeur Corse  PILIPPE – qui a créé l’hymne de notre Association, qu’on ne manquera pas de vous  interpréter  le 11 !!!!

 SAMEDI 6 JUILLET 2013

 Là, on ne rigole plus ! le FUGERET par le Col d’Argenton : 12 km – 850 m de dénivelé …

Les « garçons » déposent 1 voiture au Fugeret  - lieu de notre retour – à quelques km d’Annot.

9h, l’équipe est en pleine forme. On a emporté beaucoup d’eau, car  le temps est lourd, très orageux.

Derrière la photo du groupe, on peut voir l'Eglise Saint Jean-Baptiste dont le clocher a probablement été érigé en plusieurs étapes. Il est couronné par les bustes des quatre évangélistes (dix-huitième siècle) et d'un campanile en grès. Tout juste remis en état.

La rando commence bien sous le couvert d’une forêt de  châtaigniers et l’on emprunte la « voie romaine » qui nous mènera jusqu’au Col d’Argenton. Il s’agit de la voie dite « prétorienne » qui partait de Cimiez  jusqu’à Apt, en passant par Entrevaux, Annot, Castellane, Moustiers, et Riez.

Le murmure de l’eau est toujours présent, apaisant, la forêt magnifique, beaucoup d’arbres sont déracinés. Il faut savoir qu’au XVII siècle, le bois était coupé et acheminé par flottage sur le Var, pour construire des navires à l’arsenal de Toulon, puis au XX siècle, par chemin de fer, pour construire le port de Nice.

Le dénivelé s’accentue, on fait de nombreuses haltes pour boire, on chemine toujours entre les blocs de grès, les châtaigniers et les fougères immenses – qui sont à l’origine du nom du village LE FUGERET – qui signifie fougères en occitan.

Nous atteignons les Rochers de Pelloussis, on commence à sentir un peu de fatigue toujours sur cette voie romaine. On passe devant une belle cascade et la faim commence à se faire sentir, Mais le Chef GEORGES  a dit : Casse croûte  au col d’Argenton où l’on arrive vers 12h 30.

Nous nous arrêterons  avant le col, au lieu dit  « La Plaine » pour notre pause casse-croûte. Une bonne demi-heure plus tard, les estomacs remplis, on redémarre, sur une belle piste, mais erreur. IL faut rebrousser chemin. La piste est plus haut  – en plein soleil et ça grimpe !… Nous voilà au Col d’Argenton. On est un peu déçu,  le col  ne nous offre pas la vue qu’on attendait, mais nous sommes à 1468 m et fiers de nous…

Et là commence une superbe descente dans les fougères, toujours à l’ombre des arbres, et à la joie de  Guylaine, Jean Jacques, et bien d’autres, de découvrir des méga cèpes !!! que Georges nous montre en poussant des cris de guerre qui font rire tout le monde.

La descente s’accentue, avec un  à pic à droite, et le chemin mal dessiné, en dévers, sablonneux, qui devient dangereux : alors le Chef décide de déployer une corde en guise de main courante pour nous rassurer. Cette « manip »terminée, chacun passe l’endroit difficile et la colonne repart avec les genoux qui commencent à souffrir, car quand on monte  + de 800 m, il faut forcément les redescendre…

Maintenant nous ne sommes plus sous le couvert des arbres, mais sous un soleil de plomb, avec de gros nuages noirs à l’horizon qui laisse augurer un bel orage. On presse le pas. Encore un passage difficile, le chemin a été emporté, on grimpe un rocher, pour redescendre le lit d’un torrent à sec et retrouver le chemin initial. Nous longeons un petit ruisseau où l’on rafraichit nos bras, en attendant avec impatience de se désaltérer au Fugeret  où nous arrivons vers 17 h, en pleine fête de village, avec course en sac pour les enfants. Nous sommes en nage et complètement déshydratés.

Nous avons hâte de retourner  au gîte pour prendre une bonne douche, bien méritée, après  cette superbe journée – difficile – mais géniale.

Nouvelle partie de boules, pour les acharnés et nouvelle désillusion pour Jean-Jacques qui essuie une nouvelle défaite !!

Pour fêter ça, Raymond qui avait également amené sa guitare, s’est joint à Philippe, et nous avons chanté un « BLOUZZZZE » délirant, goutté des alcools plus ou moins Corse, raconté des bêtises pas corse du tout, devant un ciel zébré d’éclairs du meilleur effet. Le Toukan de Nicole-manipulé par Marco- prenait de grandes envolées et on a vraiment beaucoup ri. Tard dans la nuit, le patron du gite est venu nous souhaiter Bonne Nuit, on a compris le message…

 DIMANCHE  7 JUILLET 2013

Les CRETES DES TRAVERSES

10 km - Dénivelé 400 m

8h30 Aujourd’hui, c’est le départ. Alors on part directement du gite sans prendre les voitures. Nous démarrons tranquillement par la piste, accompagnés par le jeune chien de chasse des propriétaires – tout fou.

Il fait toujours chaud et nous attaquons rapidement une belle côte ombragée.  Ce n’est pas facile, Georges nous avait prévenus, on fait des petits pas pour se ménager et on boit. Le sol est parsemé de sauge sauvage d’un beau violet, et nous passons sous un cytise (sorte de glycine sauvage) d’un jaune intense et éclatant.

Nous quittons le couvert des arbres pour découvrir les pâturages de la montagne du Puy de Rent, et la table d’orientation sur le sommet du Rocheret  à 1617m d’altitude. Le panorama, en crête est magique et la table d’orientation nous permet de mettre des noms et des distances sur les sommets du Mercantour et de Provence.

La descente va recommencer. On retrouve des sauges, des lys rouge de Pompone, des lavandes,  et des pivoines qui ont malheureusement finies leur  floraison.

L’heure du piquenique approche, et on découvre un bel endroit ombragé pour dévorer le super Pan Bagna que nous a fait la restauratrice. Hum ! Plus personne parle, on savoure la nourriture et la chance d’être en bonne compagnie, dans un si bel endroit…

Mais il reste du chemin, alors nous repartons  sans tarder car l’orage gronde et nous arrivons au gite, en même temps que la pluie.

On se réparti les fameux cèpes que nous avons ramassé la veille, le pot de départ est abrégé par quelques « grêlons » de bonne taille qui nous empêchent de visiter Annot comme nous l’avions prévu.

Mais peu importe, nous reviendrons certainement  refouler les terres du pays d’Annot,  qui nous a comblé par sa diversité.

Un grand merci à Georges pour sa bonne humeur et surtout pour les  belles ballades qu’il nous concocte, et merci aussi,  aux JOYEUX RANDONNEURS VALLEROIS avec qui on partage ses moments de douce plénitude …

Merci aux gérants et aux personnels du gîte pour leur accueil et leur sympathie, nous reviendrons !!

A très vite sur d’autres sommets.

CHRISTINE 

Commentaires (2)

1. VERRIERE Marie-Jo 10/07/2013

Bravo Christine, le récit est fidèle, mais il manque le son pour entendre les rires des joyeux randonneurs vallérois.
Merci aussi à Georges pour la bonne organisation de ce week-end

2. Battle 15/07/2013

C'est très blues!
Je te dis bravo!

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